Mon histoire

Je suis Luca Aeschlimann. Suisse d'origine, j'ai grandi en France, et je vis aujourd'hui au Chili depuis cinq ans.

La mort fait partie de ma vie depuis longtemps. Pas comme quelque chose de triste ou d'effrayant, mais comme un fil rouge qui traverse mon parcours, m'invitant à comprendre ce qui se passe vraiment quand quelqu'un "part".

Les débuts - L'art comme porte d'entrée

Très jeune, j'ai choisi le cirque et les arts de la scène comme langage. En 2008, puis en 2013, j'ai créé deux spectacles autour du thème de la mort. C'était ma façon d'explorer ce qui me fascinait sans vraiment le comprendre encore. À l'époque, je sentais juste qu'il y avait quelque chose d'essentiel là, derrière le rideau.

Les hôpitaux pour enfants

Pendant quatre ans en Belgique, j'ai travaillé comme artiste-intervenant dans différents services de pédiatrie. J'animais des ateliers créatifs pour les enfants hospitalisés et leurs familles.

Ce que j'y ai découvert a tout changé. Face à la maladie grave, face à la proximité de la mort, les masques tombent. Les conversations deviennent vraies. Les liens se créent dans une intensité que je n'avais jamais connue ailleurs. J'ai vu des enfants affronter l'inimaginable avec une lucidité qui m'a profondément marqué.

C'est là que j'ai compris : la mort n'est pas une fin, c'est un passage. Et ce passage, on peut l'accompagner.

Le corps, le dernier témoin

J'ai voulu aller plus loin. Comprendre ce qui se passe physiquement quand la vie s'arrête. Je me suis formé en thanato-esthétique au Chili, auprès de Sandra Colman, sémiologue et thanatopractrice. J'ai travaillé en entreprise funéraire, j'ai appris à préparer les corps, à les accompagner dans cette dernière étape.

C'est une expérience bouleversante. On touche la frontière où le corps devient enveloppe vide. Et cette frontière, elle pose une question simple : si le corps reste, qu'est-ce qui part ? Et surtout... où va-t-il ?

L'accompagnement du deuil et la médiumnité

Parallèlement, je me suis formé en accompagnement des processus de fin de vie et de deuil à l'EDTE (Espagne) et à l'UEMC, dans la lignée de la psychologie transpersonnelle de Stanislav Grof. Cette approche intègre le corps, l'esprit et la dimension spirituelle dans le processus de transformation qu'est le deuil.

Puis j'ai découvert la médiumnité évidencielle avec IntangibleLAB au Chili. Pas la médiumnité folklorique avec cristaux et fumée d'encens. La médiumnité de précision : recevoir des informations impossibles à deviner, les transmettre, et laisser la personne reconnaître son proche à travers ces détails.

Aujourd'hui - Plus de 400 sessions

En deux ans, j'ai réalisé plus de 400 sessions médiumniques en français, espagnol et allemand. Chaque session est un privilège. Un moment sacré où je suis au service d'une communication précieuse entre deux mondes.

Ma méthode

Je ne fais pas uniquement de la voyance ou des conseils de vie. Mais quand des conseils arrivent, ils sont toujours accompagnés de preuves reconnaissables. Des détails que vous seul pouvez valider. Des phrases, des objets, des habitudes, des moments que je ne peux absolument pas connaître.

Si je ne capte rien de précis, je le dis. L'honnêteté est ma seule boussole.

Pourquoi je fais ce métier

Parce que j'ai vu trop de personnes perdues dans leur deuil, cherchant désespérément un signe, une confirmation que leur proche va bien "là-bas". Parce que j'ai appris que la mort ne rompt pas le lien d'amour, elle le transforme. Et parce que transmettre cette preuve, ce moment de reconnexion, est pour moi le plus beau des services que je puisse offrir.

Chaque jour avec la mort à mes côtés m'a appris à vivre plus intensément, avec plus de conscience, et le cœur ouvert à ce qui compte vraiment.